L’avortement selon M. Barrette

L’avortement selon M. Barrette

LES POLITIQUES D’AVORTEMENT DE M. BARRETTE

Monsieur Barrette,  Monsieur Barrette, Monsieur Barrette, que serais-je sans vous???

Merci de contribuer, avec vos drôles de lois, à mes coups de gueule!

Cette semaine, encore, vous m’en avez sorti une pas pire pantoute. Détaillons…

 

31535987_sL’avortement, un sujet qui fait couler beaucoup d’encre depuis des décennies, représente certainement un acquis que les femmes ont obtenu après diverses batailles.   Celui de choisir, oui ou non, de mener une grossesse à terme (et ce, que ce soit la première ou encore la cinquième).

 

Un acquis que l’on peut juger, condamner et dénoncer tant qu’on ne s’est pas retrouvée avec une grossesse non-désirée.  Oups… les perceptions changent alors; contre l’avortement, sauf pour moi, svp, une seule petite fois!

 

Voilà-tu-pas que Jessica Nadeau, du journal Le Devoir nous annonce, aujourd’hui, que Monsieur Barrette mettra la hache dans le nombre d’avortement que les médecins québécois exerceront via le projet de loi 20.  En d’autres termes, le nombre d’avortements chutera, limitant,  par le fait même, l’accessibilité au service et l’augmentation, forcément, du temps d’attente.  Pourquoi?  Parce que l’avortement ne correspondra plus à un acte médical prioritaire.

 

Dans le concret, si Madame Pépito est enceinte de 8 semaines et décide de se faire avorter, ben…… elle devra attendre son tour.  Normal, me direz-vous… NON.  Puisqu’à mesure que les semaines d’attente filent, la grossesse, elle, se poursuit.   Les impacts sont graves puisqu’avorter une femme enceinte de 8 semaines et une autre enceinte de 15 semaines implique des conséquences psychologiques, physiques et monétaires.

Comme dans le temps de ma grand-mère, il faudra attendre le faiseur d’ange…   Combien de temps?   Les semaines sont longues quand on est enceinte et que l’on ne souhaite pas.  Alors, que faire?   S’ORGANISER… pour le mieux, mais, ne jouons pas à l’autruche, aussi pour le pire!

 

Qui dit moins d’avortement, dit aussi moins de suivis médicaux en planning de naissance.  En effet, le saviez-vous que les médecins ne se contentent pas uniquement d’avorter les femmes?  Non, ces derniers profitent toujours de leur consultation avec ces dernières pour parler contraception,  dépistage d’ITSS, tests gynécologiques et autres.

 

De quoi limiter, encore une fois, des services primordiaux offerts aux femmes.  Et de quoi faire retourner mon ex-employeur, Henri Morgentaler, dans sa tombe, et faire bouillir la Janette en moi…

 

 

1 Commentaire

  • LZA
    19 juin 2015 11 h 13 min

    Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet

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